Christian Godard (6e dan)

Portrait de Christian Godard (6e dan)

Zone régionale: 

04 - Côte-Nord, Bas Saint-Laurent, Gaspésie et Est du Québec


Né à Montréal-Nord, très jeune je déménage avec ma famille en banlieue pour passer une grande partie de ma vie à Laval.

Dès mon jeune âge, le sport prend une place importante dans mon quotidien, que ce soit le badminton, le raquet-ball, la natation, le vélo, la gymnastique, l'haltérophilie, le ski de fond, le ski alpin, le patin, etc. Comme pour beaucoup de jeunes de mon âge, à la fin des années 70, les " Bruce Lee, Chuck Norris " et combien d'autres de ces héros tirés des films d'arts martiaux deviennent pour moi des idoles que je tente d'imiter à ma façon.

À l'automne 1984, alors âgé de 25 ans, avec deux de mes frères, je compte m'inscrire à des cours de Karaté Shotokan offerts par le CEGEP Montmorency à Laval. Mais le jour venu, je suis le seul à me présenter. Déçu de la défection de mes frères, craintif et avec une certaine insécurité face à l'inconnu, je me laisse quand même gagner par la curiosité de ce qui va se passer. L'instructeur, Sensei Bryan Mattias, ceinture noire 1er Dan, se fait rassurant. La glace est rompue. Osu sensei !

J'ai cheminé normalement pour chaque grade. Je me rappelle bien l'obtention de mon 3e kyu en 1988. À l'époque, je suivais en moyenne 11 cours de karaté par semaine et ce sans compter l'entraînement personnel. En 1990, j'obtiens le grade de "Shodan". Peu après, mon sensei me donne l'opportunité d'enseigner à un dojo encore jeune faisant partie d'un centre de loisir. J'y enseigne pendant 13 ans tout en poursuivant mon entraînement. J'ai obtenu mon Nidan en 1993 et mon Sandan en 1997. Tout au long des années, je peux dire que je n'ai manqué que très rarement mes cours. Ma participation assidue aux activités de l'AKJQ était aussi une priorité pour moi. Cependant, je dois avouer que j'ai souvent forcé les choses pour que ce soit ainsi.

Comme plusieurs karatékas, j'ai participé à beaucoup de compétitions au niveau régional, provincial et national et j'ai gagné plusieurs médailles. Il n'en demeure pas moins que c'est surtout l'expérience personnelle acquise au cours de ces compétitions que j'ai apprécié le plus.

Des changements importants dans ma vie me transportent en 2003 à Rimouski. Je n'abandonne pas pour autant le karaté. Je m'inscris au club de Karaté Shotokan de cette région et j'y passe mon 4e Dan, lors d'un stage ou l'instructeur invité était Maître Teruyuki Okazaki. À la suite du décès du fondateur du club de Rimouski, Gérard Turcotte, 3e Dan, Renée Kavanagh et moi avons pris en charge le dojo. Avec énergie, détermination et au moyen d'efforts soutenus, nous mettons tout en œuvre pour faire grandir le rêve de Gérard. Depuis, nous avons plus que doublé le nombre de membres du club. Le dojo est très actif dans les stages et les compétitions de l'AKJQ. C'est avec optimiste que nous entrevoyons l'avenir du club de Rimouski.

Christian Godard
Rokudan, AKJQ