Guy Bourgon (7e dan)

Portrait de Guy Bourgon (7e dan)

Zone régionale: 

01 - Montréal, Rive-Sud, Richelieu-Yamaska, Sud-Ouest et Estrie


Mon introduction au karaté est survenue lors de mes études collégiales au collège Saint-Laurent, à l’automne 1970. Au départ, j’ai accepté l’invitation d’un collègue de classe, Alain Dagenais, pour assister à une démonstration d’un art martial japonais appelé le karaté. Le Collège était localisé en face du premier Hombu dôjô du Québec, le KIO, qui était situé au deuxième étage d’une imprimerie commerciale.

Lors de cette démonstration de karaté dirigée par Sensei Jacques Lapalme, assisté de François Gélinas, ceinture marron à l’époque, et d’Alain Dagenais et Marc Lemire, tous deux ceinture verte, j’ai vraiment été épaté par ce que j’ai vu. J’ai donc décidé de joindre les rangs de ce groupe pour ne jamais l’abandonner jusqu’à ce jour.

Mon initiation au karaté s’est faite par mes instructeurs d’alors, qui furent Jacques Lapalme, qui revenait d’un séjour au Japon où il avait obtenu son grade de ceinture noire Shodan de l’illustre Maître Masatoshi Nakayama, et aussi de François Gélinas, qui se préparait à faire de même l’année suivante. Ils ont vécu et étudié l’art de la main vide au Japon, à la fin des années 60 et au début de 70, au dôjô Hoistugan à Tokyo, sous la supervision de Maître Nakayama.

Par la suite, afin de pouvoir s’entraîner plus régulièrement, nous avons fondé Alain Dagenais et moi, un dôjô satellite dans le sous-sol de l’église Notre-Dame-du-Bel-Amour à Cartierville, en 1971-1972. Alain Dagenais en devenait le premier instructeur et avait été promu ceinture noire dôjô pour la circonstance. Quant à moi, je détenais le grade de ceinture marron et je l’assistais à l’occasion. De plus, je m’occupais aussi de l’administration du dôjô.

Plus tard le dôjô a déménagé dans la ville voisine pour devenir aujourd’hui le Kio Saint-Laurent, un des plus importants dôjôs de l’AKJQ. Les instructeurs furent Alain Dagenais, Normand Tremblay, Pierre Dagenais, Alain Tremblay, Nancy Safar, Alexandre Sita et Joseph Safar.

C’est à Sept-Îles, en novembre 1980, que j’ai obtenu mon grade de Shodan (ceinture noire) de Sensei Teruyuki Okazaki. Par la suite, j’ai persisté dans mon entraînement pour l’obtention de mon grade de Nidan (1984) et de Sandan (1987). Cependant, ce fut avec plus de difficultés que j’ai obtenu ces derniers grades, car j’ai subi deux échecs, me décourageant momentanément. Me ressaisissant pour surmonter les obstacles et persistant dans mon désir de m’accomplir pleinement, j’ai obtenu en 1992, mon grade de Yondan lors du camp des maîtres à Philadelphie. Ce qui a été une belle expérience et un bon moment. En 1999, j’obtenais mon grade de Godan au second tour, et ce, lors d’un stage à Saint-Jérôme sous la supervision de Sensei Yutaka Yaguchi. En juin 2007, j'ai obtenu mon grade de Rokudan, au «Master Camp» de Philadelphie.

Je suis impliqué bénévolement dans l’AKJQ, depuis 1989, avec l’introduction de la régionalisation de notre organisation dans les régions administratives du Québec et par la rédaction d’un cahier de référence sur le karaté intitulé Le Guide de l’Instructeur. En 1997, j’ai coordonné l’organisation du Championnat national à Saint-Laurent avec l’aide de nombreux bénévoles. J’ai obtenu en 1995, un grade d’officiel B – International m’habilitant à arbitrer aux niveaux provincial, canadien et panaméricain.

Depuis 1994, j’agis à titre de coordonnateur technique au sein du comité technique et pédagogique (CTP) et je suis membre du conseil d’administration, à titre de vice-président technique. Au niveau canadien, j’occupe la vice-présidence de la JKA/WF du Canada depuis 1998, et ce, pour un troisième mandat consécutif.

Guy Bourgon
Shichidan, AKJQ