Valérie Bellehumeur (5e dan)

Portrait de Valérie Bellehumeur (5e dan)

Zone régionale: 

04 - Côte-Nord, Bas Saint-Laurent, Gaspésie et Est du Québec


J’ai commencé le karaté en 1985 à Ville-Marie au Témiscamingue. Comme j’étais âgée de 8 ans, ma mère, Ginette, a dû s’inscrire avec moi puisque les enfants aussi jeunes n’étaient généralement pas admis. Initialement, mes parents désiraient que j’apprenne le karaté pour être en mesure de me défendre. Très rapidement, notre instructeur, Jacques Brodeur, nous a donné la piqûre pour cet art et nous nous sommes rendu compte que le karaté représentait beaucoup plus qu’un moyen de défense. Aussi, dès qu’elle eut 8 ans, ma sœur Patricia s’est elle aussi mise au Karaté. À cette époque, ma sœur et moi jouions également au hockey. Cependant, vers l’âge de 11 ans, j’ai eu à faire un choix, car ces deux activités se déroulaient simultanément. Je n’ai jamais regretté d’avoir opté pour le karaté.

Quelques années plus tard, Jacques a dû déménager, laissant le dojo sans instructeur. Comme il était hors de question pour ma mère de cesser cet art si passionnant, elle prit la décision de prendre la relève, et ce, malgré qu’elle n’était que 4e kyu. Elle est donc devenue, et est toujours, instructrice en chef du Club de Karaté Shotokan du Témiscamingue. À l’adolescence, j’avoue avoir eu quelques difficultés à accepter ma mère comme instructrice. J’ai tout de même persévéré, et heureusement, puisque c’est au dojo que j’ai rencontré Thomas, le garçon avec qui je partage maintenant ma vie.

J’ai obtenu ma ceinture noire en 1994 à l’âge de 17 ans. La même année, je suis partie poursuivre mes études à Québec. Pendant mes premières années à Québec, j’ai un peu erré d’un dojo à l’autre, passant de l’Université Laval, à St-Augustin, puis à Ste-Foy. J’avais cependant du mal à concilier les études et l’entraînement. En 1999, en emménageant au centre-ville de Québec, j’ai découvert le Dojo Québec Shotokan, dirigé par Denis Houde, qui venait tout juste de s’installer dans un nouveau local parfaitement aménagé pour le karaté. J’ai alors repris l’entraînement sérieusement et les choses se sont succédé rapidement. J’ai d’abord mis sur pied un groupe d’enfants, auquel j’enseignais de 3 à 6 fois par semaine. J’ai obtenu mon 2e dan en mars 2000. Quelques mois plus tard, sous les encouragements de mon instructeur et de mon copain, j’ai participé au championnat provincial de l’AKJQ. Je ne me doutais pas à ce moment jusqu’où cela allait me mener. J’ai vite fait de me tailler une place sur l’équipe du Québec et même au sein de l’équipe canadienne, ce qui m’a permis de compétitionner au niveau panaméricain. Cet intense entraînement et l’expérience acquise m’ont permis de passer mon 3e dan en 2003. Depuis, bien que j’aie arrêté la compétition à la suite de quelques fâcheuses blessures, j’ai gardé mon intérêt pour ce genre d’événements. J’ai d’ailleurs obtenu mes grades d’arbitrage afin de rester près de l’action. À l’automne 2005, j’ai joint le dojo Shotokan JKA de Ste-Foy où je pratique au côté de Gilles Périard.

Valérie Bellehumeur
Godan, AKJQ